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GVA - BKOBamako BluesPour moi, l'aventure s'est terminée hier matin à 8 heures GMT, avec le passage de relais à Bobby et Duja. Je ne vous parlerai plus en direct de Bamako. Never! (Sauf si, un jour... mais bon, on est dans le domaine du rêve) Je crois que je ne le réalise pas encore. En effet, je baigne toujours dans l'ambiance de cette course de fond radiophonique, cette fusion/diffusion qui nous a tous unis pendant plusieurs semaines. Nous sommes en ce moment une petite dizaine, plongés dans l'éclairage tamisé du studio du 16ème. Une lumière blafarde éclaire les visages, celle qui vient des écrans et les ordinateurs sont chauffés à blanc. On attaque les deux derniers virages avant la ligne d'arrivée et, dans les conversations, on commence à évoquer le bilan de GVA-BKO. Ce fut une aventure humaine exceptionnelle, un défi lancé par-delà les continents, un hymne à la différence, ok, ok, ok.... Pour le moment, à l'issue de ces deux semaines, j'ai surtout l'impression d'avoir une enclume sur les épaules et de me traîner une fatigue de fin du monde. Les nuits de 4 heures et les repas room service (On a le choix: omelette champignons ou Club Sandwich) commençaient à entamer ce qui reste de ma santé et, si je veux être honnête, je ne me sens pas fâché que ce soit fini. Le coup de blues, je me le garde pour le retour à Lausanne. Yann Zitouni
Rédigé le
2006-12-16 13:20
par
couleur3
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Une vraie rencontre, et même si ce fut furtif, un vrai voyage aussi. Passée la fatigue physique, j'espère que le coup de barre au retour ne sera pas trop violent pour vous.
PS : ça manque un peu de photos à mon goût... La prochaine fois, faite moi une petite place dans les fly-cases et je m'en charge ! lol
Vous m'avez montré - oh la grosse baffe! - que même si l'on n'est pas raciste et si l'on a pas mal voyagé (peu en Afrique, il est vrai), qu'est-ce qu'on se coltine comme préjugés, nous ceux du nord!
En une pincée de programmes fusionnés, je découvre que les Bamakois qui ont croisé vos micros sont cultivés, sensibles, ouverts, lucides, généreux... Qu'ils ont un regard beaucoup plus réaliste sur l'occident que nous sur l'Afrique. Qu'ils l'expriment avec poésie et humour.
Bref, comme disait Duja (qui semble avoir été pas mal secoué aussi, non?!): "Alors que l'Occident est à genoux, l'Afrique reste debout."
Merci l'Afrique de nous avoir donné tout ça. Mes amitiés (déjà nostalgiques) à toute l'équipe de la Chaîne 2!